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Bruxelles fixe de nouveaux niveaux de pollution pour le diesel

(Paris, le 29 octobre 2015)

Les Etats européens ont précisé mercredi certains points encore en suspens sur les futurs tests d’homologation en conditions réelles, auxquels devront se conformer les constructeurs pour mettre sur le marché leurs nouveaux modèles à partir de 2017.

L’affaire Volkswagen sur les logiciels truqués aux Etats-Unis a remis une pression supplémentaire sur l’Europe afin que les tests de pollution reflètent mieux les émissions réelles des véhicules, ce qui n’est pas le cas avec les tests réalisés en laboratoire. En moyenne aujourd’hui, rappelons que les émissions en conduite réelle pourraient être jusqu’à quatre fois plus élevées que le seuil appliqué pour les essais en laboratoire.

Alors qu’un nouveau protocole d’homologation baptisé WLTP doit entrer en vigueur en 2017, à la place du cycle NEDC jugé dépassé, l’enjeu de la réunion de mercredi était de fixer au niveau européen le seuil de tolérance accordé aux constructeurs, entre les émissions mesurées en laboratoire et celles relevées en conditions réelles, pour qu’ils s’adaptent aux nouvelles règles.

Au final, le seuil de 80mg/km d’émission de NOx s’appliquera bien à partir de 2017 pour tous les nouveaux lancements de véhicules. En revanche, le seuil de tolérance accordé aux constructeurs (qui prend en compte les émissions réelles) sera plus élevé que ce qu’avait initialement proposé la Commission en 2011.

De 2017 à 2019, le seuil de tolérance sera fixé à 110%. A partir de janvier 2020, il sera ramené à 50% pour tous les nouveaux modèles.

La Commission souligne que cette décision prend « en compte les limitations techniques dans l’amélioration des moteurs diesel, par une industrie qui représente 12 millions d’emplois dans l’UE ». Elle a été votée à une très large majorité.

 

Philippe Chalmin : « Les marchés de l’énergie à l’heure du contrechoc »

 

A l’occasion de la conférence annuelle de l’OVE intitulée « Flottes d’entreprises : quelles énergies pour aujourd’hui et pour demain ? » qui s’est tenue le 13 octobre 2015 à la CCI de Paris Ile de France, Philippe Chalmin, professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine, a dressé un panorama de la situation énergétique mondiale et de ses perspectives.

Il revient notamment sur la géopolitique du pétrole, la résilience du gaz de schiste américain, la demande des pays émergents, l’évolution du prix du dollar, les enjeux de la COP21 ou encore les conséquences de l’affaire Volkswagen.

L’OVE vous propose d’écouter, ou de ré-écouter, ce passionnant exposé qui éclaire la scène et les enjeux des énergies dans le monde.

> Ecouter l’intervention de Philippe Chalmin : première partie deuxième partie (format MP3)

> Voir la présentation de Philippe Chalmin (PDF)

 

 

Pourquoi les énergies vont se diversifier dans les flottes d’entreprises

 

Quelles énergies privilégier dans les flottes automobiles d’entreprises pour les années à venir ? Tel était le thème de la nouvelle conférence organisée par l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE), le 13 octobre dernier dans les locaux de la CCI Paris région Ile de France.

Pour l’ensemble des intervenants de cette conférence, qui a réuni plus de 320 participants, une chose est sûre : le choix du tout diesel dans les parcs automobiles est amené à évoluer dans les prochaines années. Le mouvement de rééquilibrage a déjà commencé, mais l’affaire VW devrait « accélérer le processus », estime Isabelle Muller, déléguée générale de l’UFIP (Union française des Industries pétrolières).

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