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L'Espace autonome entre en action

 

(Paris, le 15 avril 2016)

Après le prototype Next Two, basé sur une ZOE et présenté en 2014, Renault vient de dévoiler à Amsterdam trois démonstrateurs sur la base du dernier Espace. Ces véhicules autonomes ont déjà à leur actif plusieurs centaines d'heures de roulage sur roue ouverte en Europe.

Ces véhicules préfigurent ce que la marque au losange proposera avec son allié Nissan. Le constructeur français introduira d'ici à 2020 des véhicules équipés de fonctions de conduite autonome « single-lane control » sur autoroute, pour devenir après 2020 et en toute sécurité, le premier constructeur généraliste à offrir une technologie « eyes-off/hands off » sur des voitures grand public et à des prix abordables. Cette technologie doit rendre la route plus sûre, plus agréable et doit permettre d’optimiser le temps des conducteurs.

Par ailleurs, rappelons que Renault est le pilote du plan Véhicule Autonome "Nouvelle France Industrielle". A ce titre, en collaboration avec ses partenaires, les régulateurs et les autres constructeurs, il joue un rôle actif pour l'évolution des réglementations routières actuelles afin d'encourager le déploiement du véhicule autonome et la compétitivité des constructeurs européens dans cette nouvelle technologie.

Mais, le groupe PSA n’est pas en reste. Il rappelle que 4 véhicules laboratoires opérationnels sont déjà en test sur routes ouvertes depuis juillet 2015. Ils ont totalisé plus de 20 000 km en Europe. PSA a un calendrier similaire, par rapport à Renault-Nissan. A partir de 2020, il introduira lui aussi des fonctions de conduite autonome, Level 2 « Hands Off » puis Level 3 « Eyes Off », qui permettront au conducteur de déléguer entièrement la conduite au véhicule.

Baisse des prix des carburants : une économie qui profite aux flottes d’entreprise

 

 

(Paris, le 13 avril 2016)

Les prix de vente des carburants à la pompe ont fortement baissé entre mars 2015 et mars 2016, pour la plus grande joie des automobilistes et des entreprises.

Dans ces circonstances, l’entrée en vigueur début janvier 2016 de la nouvelle fiscalité qui prévoit notamment une hausse de 3,5 centimes d’euro sur le gazole et 2 centimes d’euros sur le SP 95, est pratiquement passée inaperçue aux yeux des consommateurs.

Selon les chiffres analysés par l’Observatoire du véhicule d’entreprise, sur un an (entre mars 2015 et mars 2016) le prix du gazole à la pompe a ainsi baissé de 12,28 %. Du côté du SP 95, et sur la même période, la baisse est de 9,42%.

(source : DGEC, retraitement OVE)

(Le prix HT est donc hors Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques et hors TVA)

Cette baisse à long terme profite donc plus au gazole qu’à l’essence, ce qui constitue un double effet d’aubaine pour les entreprises, puisqu’elles bénéficient également d’une déductibilité de la TVA sur le gazole (et qu’elles sont grandes consommatrices de cette énergie).

Illustration des économies réalisées par les entreprises : la part du carburant dans le coût d’usage d’un véhicule est passée 13,5% en 2014 à 11,65% en 2015.

Ces avantages ont eu probablement pour effet également de conforter les entreprises dans leur choix en faveur du gazole. Une énergie qui semble mieux résister dans les flottes d’entreprises (où elle représente encore 84,89% des immatriculations à mars 20161) que sur le marché global français (avec 59,41% des immatriculations sur la même période1).

Cependant, en cas de hausse durable du prix du pétrole (un scénario que les spécialistes envisagent comme probable à moyen terme), le poids de cette nouvelle fiscalité alourdie depuis janvier 2016 risquerait de se faire sentir plus durement. Et comme un signe précurseur d’un nouveau mouvement sur les prix, le gazole à la pompe a augmenté de 4,18% entre février et mars 2016. Le Super SP95 s’est apprécié quant à lui de 1,5%.

1 Cumul des immatriculations VP + VU entre janvier 2016 et mars 2016

La Model 3: le nouveau pari de Tesla

 

(Paris, le 1er avril 2016)

Tesla s’est déjà hissé sur la seconde place du podium pour les ventes en Europe, reléguant Nissan à la troisième place et se rapprochant inexorablement de Renault. La marque totalise plus de 100 000 exemplaires vendus, sur la seule base d’un modèle proposé entre 70 et 100 000 €. Avec un ticket d’entrée à 35 000 $, de moitié inférieur à celui de la Model S, la Model 3 a de quoi inquiéter la concurrence.

Le fait que 115 000 personnes aient accepté de la pré-réserver, en versant 1000 dollars, en dit long sur l’attractivité qu’exerce la marque californienne. C’est la première fois que des clients font la queue pour acheter une voiture, à la manière des fans d’Apple qui passent la nuit dans une file d’attente pour décrocher le dernier iPhone.

Pourtant, la Model 3 ne sera pas limitée en volume. Au contraire, Tesla espère bien faire un carton. Il est d’ailleurs un peu vain de réserver une voiture qui n’arrivera dans le meilleur des cas qu’en 2018 en Europe.

La vraie question est de savoir si ce nouveau modèle fera la différence. Avec près de 350 km d’autonomie, la Model 3 affiche des performances en retrait par rapport à sa grande sœur. Normal. Dans la mesure où le véhicule est plus compact, il ne peut pas embarquer une aussi grosse batterie que la S. C’est un rayon d’action confortable, mais du même niveau que la Chevrolet Bolt (qui se déclinera l’an prochain en Europe chez Opel sous le nom e-Ampera). Et du côté de Renault et Nissan, on prépare aussi l’arrivée de batteries plus performantes, avec une autonomie doublée.

La Model 3 disposera du système Auto Pilot en série. C’est un argument intéressant, mais l’assistance à la conduite est au cœur de la stratégie de tous les principaux constructeurs. La BMW i3, qui propose déjà un assistant pour les embouteillages, et toute une panoplie d’équipements actifs de sécurité, va aussi hausser son niveau de jeu. Quant à Nissan, il va intégrer dans la prochaine Leaf certaines innovations vues dans le concept IDS.

Tesla peut jouer sur la séduction. D’une certaine façon, malgré une concurrence qui devient plus acharnée, Elon Musk est en passe de réussir son pari : celui d’installer dans la durée une marque née dans la Silicon Valley et qui a basé son succès d’abord sur le haut de gamme. Une sorte d’Apple de l’automobile. 

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