Clio 5: la première Renault de l'après-Ghosn

(Paris, le 1er février 2019)

Ce n’est pas Carlos Ghosn qui lèvera le voile sur ce modèle de 5ème génération lors du prochain salon de Genève. Cette nouvelle Clio inaugurera une forme d’hybridation qui rompt avec le « tout électrique » prôné par l’ex-super PDG. Pour le moment toutefois, on ne connaît que quelques détails sur la nouvelle génération de ce modèle-fétiche, qui remonte à 1990 et qui a été écoulé à 15 millions d'exemplaires. Comme on a pu le voir sur des photos et des vidéos, la ligne extérieure ne change guère (du moins en apparence). C’est à l’intérieur que la Clio fait peau neuve avec son tableau de bord numérique, sa tablette tactile de 9,3 pouces et l’intégration d’une technologie de conduite semi-autonome de niveau 2 (équivalent au ProPilot de Nissan). Rien n’a encore été révélé sur les moteurs.

Pourtant, la Clio va inaugurer de l’hybridation légère. Renault va en effet déployer un système qui a pour nom e-Tech Hybrid. Il s’agit d’une technologie non rechargeable, qui repose sur une architecture unique comprenant un moteur 1.6 litre atmosphérique, d’origine Nissan, couplé à une transmission hybride et une batterie de 1,2 kWh. Avec ce système, la future Clio e-Tech Hybrid de 128 ch réduira sa consommation de 40 % en ville, où elle pourra rouler 70 % du temps en électrique. De plus, elle aura la faculté de parcourir environ 5 km en mode zéro émission. Ce qui est deux fois plus qu’une Toyota Yaris. L’hybridation légère arrivera en 2020. La marque au losange pourra offrir de l’électrification à moindres frais, en comparaison de la Peugeot 208 dans sa version 100 % électrique, qui est attendue un peu plus tard dans l’année.

La même architecture se déclinera en hybride rechargeable (e-Tech plug in) avec une batterie de 9,8 kWh. Ce mode de propulsion équipera en 2020 le Captur et la Mégane.

Avec de l’hybride léger et de l’hybride rechargeable, Renault fait évoluer son offre et tourne le dos au dogme du 100 % électrique. Il y avait déjà eu une incursion dans le 48 volts avec un Scénic à moteur Diesel et légèrement hybridé. Il est un peu plus clair aujourd’hui que la réduction du CO2 passera par d’autres formes d’électrification chez Renault.

C’est d’ailleurs la même chose chez Nissan, où un système e-Power (avec un moteur à essence qui joue le rôle d’un générateur pour recharger la batterie, comme autrefois sur la Chevrolet Volt, et un moteur électrique compact) a commencé à être déployé. Cette offre va venir renforcer la ligne de produits 100 % électriques.

Ces changements arrivent au moment où Carlos Ghosn lâche les rênes de Renault et Nissan. Lui dont l’image a été longtemps accolée à celle de la voiture électrique.