Rupture technologique dans les batteries chez Nissan

 

(Paris, le 17 mai 2016)

Toujours leader dans les véhicules électriques, malgré une concurrence de plus en plus pressante, le constructeur japonais a, semble-t-il, trouvé le moyen d’augmenter sensiblement l’autonomie des batteries lithium-ion.

Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Alors que la plupart des constructeurs essaient de nouvelles chimies de cellules, dont le lithium-air pour ne citer qu’un exemple, Nissan reste fidèle au lithium-ion. Il compte d’ailleurs utiliser plus de lithium pour étendre le rayon d’action de ses véhicules. Sa filiale Arc, spécialisée dans les techniques d'analyse des matériaux, a semble-t-il fait une découverte majeure, en association avec l’Université de Tohoku, l'Institut national pour la science des matériaux (NIMS), le Japan Synchrotron Institute Radiation Research (JASRI) et la Japan Science and Technology Agency ( JST). Tous ces partenaires ont mis au point une méthodologie d'analyse atomique qui va profiter aux batteries lithium-ion.

L'analyse porte sur la structure du monoxyde de silicium amorphe (SiO), largement considéré comme un élément clé pour stimuler les batteries lithium-ion. Les chercheurs vont ainsi mieux comprendre la structure de l'électrode au cours des cycles de charge.

Le silicium (Si) est capable de contenir une plus grande quantité de lithium, par rapport aux matériaux à base de carbone. Mais, sous une forme cristalline, il possède une structure qui se détériore au cours de cycles de charge et en fin de compte affecte les performances. La bonne nouvelle est que sous forme amorphe (SiO), il résiste à une telle détérioration. La nouvelle méthode d’analyse va permettre de comprendre précisément cette structure, au moyen des simulations informatiques, et de la rendre compatible avec une production de masse.

Nissan attend de cette percée le stockage d'un plus grand nombre d'ions au lithium (Li) et donc d’une meilleure performance de la batterie. Toutefois, le constructeur japonais ne précise pas dans quelle mesure l’autonomie va être augmentée, ni à quelle échéance.